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Stratégie Globale d'Innovation


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Lauréats 2015

Sarah Daniel-Hamizi

La Barbière de Paris

Entreprise artisanale de coiffure masculine, taille et soin de la barbe
Paris (Île-de-France)
«L’artisanat permet de se réaliser pleinement, en alliant l'intelligence des mains à l'esprit d'entreprise»

Une pionnière qui élève, en France et à l’étranger, le métier de barbier au rang d’art

Sarah Daniel-Hamizi est plus connue sous le nom « la barbière de Paris ». Avec ses deux salons, l’un dans le neuvième arrondissement de Paris, l’autre au bord de la Seine, elle incarne le renouveau d’un métier que tout le monde croyait en désuétude. Malgré les réticences familiales et sociales, le métier de barbier étant traditionnellement masculin, elle a su passer outre et accomplir sa vocation à force d’apprentissage et de volonté. Aujourd’hui, elle cultive « l’art de sculpter la barbe pour révéler la personnalité » dans des salons entièrement dédiés au soin des hommes. Un positionnement qui attire les marques de la mode et du luxe (Vichy, Dior, Tommy Hilfiger…) et lui vaut chaque année une belle médiatisation.

Au-delà de sa réussite en France, avec un chiffre d’affaires qui a quadruplé entre 2012 et 2014, la Barbière de Paris commence à être connue à l’étranger, d’ailleurs le mondial de la coiffure l’invite régulièrement pour des shows. Un succès qu’elle doit autant à son expertise-métier qu’à ses talents d’entrepreneur : « J’ai appris à devenir un véritable décideur grâce à un coach. Aujourd’hui, je suis un artisan accompli. J’ai la tête et les jambes ». Par ailleurs, celle qui rêve de voir le diplôme de barbier renaître de ses cendres, s’est associée avec une école à Nanterre pour créer un cursus spécifique et transmettre son savoir-faire à d’autres professionnels passionnés.

Des produits et services innovants, portés par une stratégie marketing ambitieuse

La recherche-développement représente 10 % du chiffre d’affaires de la Barbière de Paris. « Ma philosophie d’entrepreneur, c’est de réinventer le métier en permanence en m’appuyant sur des éléments concrets, techniques, mais aussi en étant attentive à l’air du temps. En ce moment nous testons le lissage de barbe », explique Sarah. Son offre de services s’étoffe ainsi, sans cesse : rasage à la vapeur, étude morphologique, maquillage de barbe…

Après avoir noué des contrats d’exclusivité avec des marques prestigieuses telles que Aqua di Parma ou Barbe’N’Blues, elle ambitionne de lancer sa propre gamme de produits. « Les soins appropriés à l’homme ne sont pas suffisamment développés. Nous avons aujourd’hui l’expertise, la légitimité pour lancer nos propres innovations : le shampoing, le sérum à barbe, la crème de rasage, l’huile de soin… ». Actuellement en phase d’allers-retours avec le laboratoire, la gamme devrait sortir fin 2015.

En termes de développement, un troisième salon ouvrira dans le sud-ouest parisien d’ici 2016 et le concept sera déployé en régions et à l’international : New-York, Londres, San Francisco, le Brésil… Autant de « barbershops » qui seront tenus par des managers formés à Paris. « Je veux pouvoir maîtriser le nom par le savoir-faire. Je ne veux pas être dans une logique de licence de marque », conclut la plus célèbre barbière de France.