Dominique DEBORDE

CCR
Machinerie industrielle permettant le travail du cuir, du textile, du filet de pêche

Localité :

Une machine qui révolutionne la pêche artisanale

Dominique Deborde est un intuitif à la curiosité insatiable. Electromécanicien de formation, sa première expérience professionnelle le conduit dans une manufacture de vêtements, où il découvre les machines à coudre industrielles. Il passe la première partie de sa carrière à commercialiser, réparer, adapter et améliorer ces engins qui le fascinent. Un jour, de passage à Saint-Malo chez un client pour une opération de maintenance, il découvre un prototype de machine à monter les filets de pêche. Il se passionne pour le projet, améliore le concept et conçoit le modèle qui sera le futur fer de lance de l’atelier qu’il installe à Saint Baudelle, en 2006.
Le bouche à oreille se propage rapidement auprès des marins-pêcheurs : c’est le début du succès pour CCR, qui produit et vend près de cinq cents machines en moins de dix ans.

Des filets de pêche montés en une demi-heure qui s’exportent jusqu’au Canada

La machine de Dominique Deborde est destinée aux marins-pêcheurs qui pratiquent une pêche sélective, artisanale, avec de petites embarcations. Ces derniers placent leurs filets dans l’eau et
reviennent le lendemain pour récolter le poisson : soles, lottes, merlus ou seiches. Avant l’arrivée de CCR, ils montaient leurs filets à la main, en début de saison. Il leur fallait huit heures pour un filet
de cinquante mètres, contre moins d’une demi-heure aujourd’hui. « Le retour sur investissement se fait en un an », explique l’inventeur. Après avoir équipé la plupart des marins-pêcheurs français, CCR perce à l’international : Espagne, Portugal, Algérie, Tunisie, Canada… L’export représente d’ores et déjà 17 % du chiffre d’affaires. Et pour assurer sa croissance future, l’entreprise est à nouveau en phase de recherche-investissement : Dominique Deborde s’est rapproché de l’Institut
Français du Textile et de l’Habillement à Lyon, pour développer un fil biodégradable qui facilitera le démontage des filets en fin de saison. Il travaille également sur une nouvelle version de sa machine
à monter les filets de pêche, entièrement automatisée.


«Dans l'artisanat, la formation initiale est essentielle pour comprendre ce que l'on fait et travailler en toute sécurité. Mais il faut aussi avoir l'étincelle pour le métier, être curieux et inventif.»

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